Actualité 1 avril 2019

Exclusif : deux baleines à bosse aperçues dans la lagune de Thau

Les images sont sublimes

Alors qu’un pilote de drone amateur survolait l’étang de Thau au niveau de Balaruc il y a quelques jours, il a aperçu deux silhouettes très nettes de « gros poissons » à la surface de l’eau. Après vérification, il s’agit bien de baleines à bosse, sans doute en phase de reproduction. Un autre photographe très chanceux à pu immortalisé un saut d’une des baleines depuis Marseillan :

En effet, ces énormes mammifères marins vivant et se nourrissant en eaux froides une bonne partie de l’année migrent une fois par an pour se reproduire et mettre bas dans des eaux plus chaudes. Et cet année, c’est dans le bassin de Thau qu’elles se sont donné rendez-vous.

Comment ont elles pu arriver jusque là ?

On suppose que les baleines sont passées par les canaux de Sète en pleine nuit afin d’assurer une certaine discrétion. Il est quand même très gros le poisson cette année…

Voici quelques informations supplémentaires sur les baleines à bosse (source : lesbaleines.net):

La Baleine à bosse, mégaptère, jubarte ou rorqual à bosse est une espèce de cétacé à fanons. La baleine à bosse peut effectuer des sauts spectaculaires hors de l’eau. Ses nageoires pectorales sont de grandes tailles, contrairement aux autres cétacés et son chant très élaboré est aussi une de ses caractéristiques. Elle vit dans les océans et les mers du monde entier. Elle est un sujet privilégié pour le tourisme d’observation des baleines grâce à ses sauts.

  • Longueur à la naissance : 4 à 5 mètres
  • Poids : 25 à 35 tonnes
  • Poids à la naissance : 1,3 tonne
  • Longévité : 30 à  50 ans
  • Sociabilité : solitaire, parfois par paire ou en groupe.
  • Identification : longues nageoires pectorales, dessus noir ou gris foncé, petite protubérance devant la dorsale nageoire caudale dressée avant de sonder. Ce mégaptère a un souffle visible et bruyant atteignant 2,5 à 3 mètres. À la surface, il montre son dos et sa nageoire dorsale. Il sonde en arquant fortement le dos et en projetant très haut sa queue hors de l’eau. Il peut rester entre 10 et 30 minutes en immersion. Il est surnommé le « clown des mers » parce qu’il lui arrive de sortir ses nageoires pectorales à la verticale et de battre l’eau avec elles. On pense qu’en réalité il agit ainsi afin de tétaniser les poissons pour mieux les piéger.

Menaces sur la baleine à bosse

Au cours du XXe siècle, la chasse à la baleine a décimé 90 % des effectifs de baleines à bosse et la Commission baleinière internationale a décidé d’un moratoire en 1966 pour sauver l’espèce. Les populations semblent se reconstituer lentement. On estime qu’il y en a 11.600 dans l’Atlantique Nord, 7.000 dans le Pacifique Nord, et 17.000 dans l’hémisphère sud. L’UICN a décidé de classer la baleine à bosse en « préoccupation mineure », à l’exception de deux sous-espèces : la baleine à bosse d’Océanie et celle du golfe Persique.

Vous pouvez agir pour protéger les mers et les océans

De nombreuses associations proposent des actions pour la protection de notre planète et l’une d’entre elles a été créée à Béziers. N’hésitez pas à faire un tour sur leur site internet : Project Rescue Ocean